A Paris, la population reste debout malgré l’horreur de l’attaque…

Déterminée à participer à un congrès sur l’importance des femmes dans la vie politique, je suis partie à Paris, ce samedi 14 novembre 2015
avec l’intention de montrer ma solidarité envers les femmes élues françaises que j’allais rencontrer.

Ces journées organisées par le réseau Femmes et Pouvoir permettent aux élues de partager leurs expériences de femmes politiques tout en suivant un programme de conférences axées, notamment, sur le leadership au féminin.

A la base, mon objectif est de dupliquer une telle manifestation en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Je tenais à ce voyage et malgré la fatigue (après la soirée du personnel du CHUP MB, j’ai regardé les images des attentats jusque tard dans la nuit), j’étais prête à échanger et, surtout, à apporter du réconfort à des collègues dont je devinais l’indignation et la tristesse au travers des messages postés sur le groupe Facebook spécialement dédicacé aux participantes de l’événement.

A mon arrivée en gare de Bruxelles-midi, je me dirige vers le quai du Thalys sur lequel se trouvent des policiers armés. J’observe un musicien qui doit montrer l’intérieur de son étui à violon et me dirige dans le train sans être inquiétée. Avant le signal de départ, le train est entièrement visité par les forces de l’ordre dont la mission, suite aux actes inhumains perpétrés à Paris la veille, est de s’assurer que le voyage puisse se dérouler dans de bonnes conditions et exclure la présence d’un passager indésirable.

Quelques minutes après le départ du train, j’apprends que le congrès est annulé suite à l’annonce du Président François Hollande de déclarer l’état d’urgence après les attentats terroristes de la veille.

Je prends la mesure du risque encouru et je pense à ceux que j’aime. J’aurais peut-être dû annuler mon déplacement, rester tranquille chez moi auprès de ma fille et de mon mari… Et donner raison aux colporteurs de haine ? Non.

Finalement, je me dis qu’il s’agit d’un signe du destin et que je devais effectuer ce voyage et constater de mes yeux si la peur et l’angoisse générées par cet acte de barbarie auront eu les résultats escomptés par l’état islamique à savoir générer la terreur au sein de l’une des plus belles villes du monde.

Si le calme règne à mon arrivée, je constate que des groupes de touristes asiatiques arpentent les rues de la capitale… Les musées et sites touristiques sont fermés mais la splendeur de la ville qui se réveille au petit matin m’apparaît comme pour la première fois malgré les nombreux militaires et policiers présents en face des lieux stratégiques.

Un peu désœuvrée, je me promène dans des rues qui se remplissent peu à peu d’hommes, de femmes, d’enfants, de tous les âges, de toutes les couleurs, en famille, en couple, seuls,…
Dans une rue commerçante, un marché de quartier rassemble une population locale qui veut poursuivre ses habitudes. Bref, la vie semble déjà avoir repris le dessus malgré l’horreur des attaques de la veille.

J’attrape des bribes de conversations : “Le groupe de l’amie de mon frère devait jouer au Bataclan hier soir et ils avaient annulé”, “Viens manger un bout, on est dans une brasserie sympa, tu verras”, “J’ai reçu pas mal d’annulations aujourd’hui, vous pouvez venir”,… La vie continue…

Plus tard dans l’après-midi et même en début de soirée, j’observe, avec une pointe de soulagement, les cafés et les restaurants du quartier se remplir. L’art de vivre à la française….

De retour dans ma chambre d’hôtel, épuisée physiquement et émotionnellement, je m’endors avec les images qui tournent en boucle sur les chaînes et les réseaux sociaux. La tristesse se dilue, parfois, dans le sommeil et, le lendemain, mon réveil est plus optimiste que je ne le craignais.

Après un détour par Barbès et son marché coloré, je me sens de plus en plus détendue par ce retour à la vie normale que j’analyse autour de moi.

Quelques heures plus tard, il est temps pour moi de prendre le train du retour, je repars avec le sentiment d’avoir vu un peuple debout qui continuera à vivre libre et à profiter des plaisirs de la vie. Dans le wagon, les conversations feutrées me permettent de coucher sur mon iPad le projet de cet article-témoignage, j’esquisse mon premier sourire depuis 24h…. Heureuse de retrouver les miens et résolue à empêcher la peur et la haine de gagner du terrain.

Peace for Paris

Il est de notre devoir à tous de maintenir la lumière de Paris et, à travers elle, celle de toutes les villes qui ont subi, qui subissent ou qui subiront les attaques et les menaces ignobles du terrorisme.

Mon engagement pour des soins de santé de qualité à Mons-Borinage

En tant que Présidente d’Ambroise Paré et du Chêne-aux-Haies, je m’engage pour des soins de qualité accessibles à tous à Mons-Borinage !

En juin prochain, cela fera un an que j’ai l’honneur de présider l’intercommunale regroupant les deux hopitaux publics que sont Ambroise Paré (hôpital général) et le Chêne aux Haies (hôpital psychiatrique).

Un défi en soi, reprendre une présidence de prestige, mon collègue et ami, Nicolas MARTIN ayant présidé l’institution pendant 14 ans.

Mais vous le savez, j’aime les défis !

Cette fonction nouvelle me permet d’œuvrer, avec la fibre socialiste qui est la mienne, dans le secteur de la santé dans le respect des missions de services publics pour garantir un accès universel à des soins de santé de qualité. C’est un enjeu démocratique essentiel pour moi.

Certes, le contexte économique est difficile : une 6ème réforme de l’Etat à mettre en place avec des moyens réduits, un Etat fédéral qui démantèle discrètement mais certainement la sécurité sociale, la pauvreté qui augmente, le vieillissement de la population….

Malgré ces embûches, je poursuis avec des équipes motivées le Master Plan de développement du CHUP Mons-Borinage en travaillant non seulement sur la gestion rigoureuse des deniers publics mais également sur les solutions à apporter au personnel dont la charge de travail a considérablement augmenté en raison du succès de notre hôpital aigu.

J’entends ainsi permettre au personnel (tous services confondus) de se réaliser dans le cadre des missions et valeurs de l’institution, permettre à chacun de s’épanouir au travail afin d’instaurer un véritable bien-être au travail.

Ma vision pour l’avenir du CHUP se développe de la manière suivante :

A) travailler avec le personnel pour refléter au quotidien la chaleur humaine et la qualité de l’accueil aux soins pour tous ;

B) innover : permettre le développement personnel passe nécessairement par l’écoute de celui-ci et donc par le soutien des projets proposés par des services spécifiques. Ainsi dans le cadre de la charte qualité, je vous citerai un projet qui me tient à cœur : l’alimentation et la nutrition au sein d’une institution hospitalière. Trop souvent reléguées à la logistique, la nutrition et l’alimentation étaient dans les institutions de soins un accessoire. Grâce à un médecin, aux diététiciennes, et au service de cuisine, Ambroise Paré a mis sur pied une véritable gestion de la nutrition et de l’alimentation en service hospitalier. A long terme, cela permet au patient d’écourter le séjour et surtout d’améliorer le processus de revalidation…

Ma volonté est d’institutionnaliser ce système, de permettre au CHUP d’introduire la notion de CLAN, Comité de Liaison Alimentation Nutrition, à l’instar du droit français.

Ma qualité de Députée régionale et communautaire me permet ici de créer les ponts nécessaires entre mes fonctions de présidente du conseil d’administration et mon travail de femme politique, sans passer par de multiples intermédiaires, trop souvent coupés de la réalité de terrain.

Un autre projet ? Intégrer la culture à l’hôpital…Etrange ? Non ! La culture représente énormément à mes yeux, ce n’est pas un monde à part de la société, c’est un outil d’émancipation sociale, d’ouverture vers l’autre, et de cohésion sociale, …

Bref, j’aimerais dans le cadre de la Créativité (Plan Creative Wallonia) et de l’innovation introduire des méthodes basées sur la co-création, la co-conception pour favoriser l’échange et l’esprit d’équipe.

Ma qualité d’ancienne Echevine de la Culture à la Ville de Mons m’a évidemment permis de nouer des liens tant avec le monde économique, culturel, artistique et éducatif…

Mon objectif est donc de faire entrer la culture dans le monde hospitalier par un projet participatif, unissant le personnel, les patients, l’enseignement, le monde artistique afin de supprimer les clivages et d’optimiser les soins et la revalidation de patients.

C) développer les missions de l’hôpital public

Dans notre région, il est à mes yeux fondamental de veiller à ce que chaque citoyen ait un accès aux meilleurs soins. J’entends donc travailler en étroite collaboration avec les institutions hospitalières de Mons-Borinage pour œuvrer vers l’amélioration de la santé des citoyens de ma région.

Le travail est d’envergure, mais il me plaît ! Je vous donne donc rendez-vous prochainement pour d’autres nouvelles concernant le développement du CHUP Mons-Borinage !

Pourquoi je trouve le TTIP dangereux

Le débat houleux qui s’est déroulé lors du conseil communal du lundi 3 mars m’incite à clarifier ma position sur le traité transatlantique. Les négociations sont en cours pour harmoniser les accords commerciaux entre les Etats Unis et l’Europe…
Le TTIP = Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI ou TTIP en anglais), également connu sous le nom de traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais), est un accord commercial en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis prévoyant la création d’une zone de libre-échange transatlantique souvent appelée grand marché transatlantique.

Pourquoi je m’inquiète de la négociation de ce traité ? Parce que, concrètement en Wallonie, le risque est élevé notamment :

a) Au niveau des services publics par exemple : Je critiquais déjà l’idée du libéralisme économique dans ce secteur (voir mon article sur le blog de la Fédération Socialiste de Mons-Borinage de janvier 2015 : http://www.psmonsborinage.be/index/2015/01/pour-joelle-kapompole-les-services-publics-sont-essentiels/) qui se gangrène par le concept « client » alors que l’objectif premier d’un service public est de servir le citoyen
Les conséquences d’un tel accord seront négatives sur des services de base tels que :

• Santé : Je n’ose imaginer l’impact d’un tel traité sur notre hôpital de référence l’intercommunale CHUP de Mons-Borinage (Ambroise Paré et Chêne-aux-Haies)…Aux USA, certains hôpitaux organisent des loteries pour fournir des soins médicaux aux personnes non couvertes par des assurances privées…Impensable en Europe, ces phénomènes se multiplient car la réforme des soins de santé envisagée par Barack Obama a été limitée par la droite, intimement liée aux lobbies médicaux privés.
L’accès aux soins ne peut être laissée aux “riches”. Non ! une société à deux vitesses, je n’en veux pas.
• Transports : Ce traité permettrait à des sociétés privées de contester les services régionaux et nationaux de transports publics en les citant devant une commission d’Arbitrage, non indépendante alors qu’aujourd’hui, nous pouvons accorder confiance à la Justice, un des trois pouvoirs, piliers de notre démocratie

b) Au niveau de l’agriculture : en Wallonie nous protégeons, dans les limites des accords européens, nos productions agricoles locales…Chez nous, il existe une production naturelle et locale. Aux USA, le système est différent, les productions sont intensives, très énergivores…On y accepte facilement les OGM, on produit rapidement en grande quantité, l’élevage de la volaille par exemple se fait dans des conditions d’hygiène déplorables, non respectueuse du bien être animal (auquel en Europe et en Wallonie particulièrement, nous sommes très attentifs), on abat, on déplume pour ensuite on plonge le « poulet » dans du chlore (sic !) afin de le désinfecter de tout ce que cet animal a rencontré au cours de sa croissance et de son traitement…Cette façon de travailler est dangereuse pour notre santé.

c) Au niveau commercial pur (échange de biens) : les normes de protections des consommateurs sont plus importantes en Europe qu’aux USA, des médicaments risquent d’apparaître sur le marché sans les protections imposées par la Belgique quant à leur composition, présentation, analyses et études d’incidence…

Ce ne sont que quelques exemples, mais bien d’autres domaines de notre quotidien risquent d’être affectés…

Je trouve inacceptable une société à double vitesse où l’exclusion sociale est la norme, où des enfants et des droits fondamentaux seront sacrifiés sur l’autel de libéralisme économique.

Je n’ai aucune garantie. Les négociations s’enlisent, le manque de transparence est flagrant et mon objectif est donc de m’informer complètement sur ce TTIP afin d’éclairer, à mon tour, les citoyens sur les enjeux de ce nouveau traité.

Je suis donc favorable à la proposition d’Elio Di Rupo, lors du conseil communal de Mons d’organiser une séance d’information avec le négociateur pour l’Europe du TTIP. Cette séance d’information aura lieu le 19 mai à 18h30 au sein de l’hôtel de ville de Mons.

En tout cas, à ce stade, comme démocrate et socialiste, je dis NON au projet actuel.

5 choses à retenir sur le budget wallon

Désignée comme membre effective de la Commission du Budget au Parlement Wallon, j’ai participé, le lundi 24 novembre 2014, à l’examen de l’ajustement budgétaire 2014 et du budget wallon de 2015. Ensuite, le mercredi 10 décembre, en séance plénière, les débats ont repris avec l’ensemble des députés de 10h30 à minuit trente !

Quelques explications…Un ajustement permet de modifier le budget initial pour coller à la réalité et répondre aux changements intervenus depuis la confection de celui-ci.

Après 10 ans de Parlement, 5 choses me semblent importantes à retenir concernant le budget :

1. Le rôle de contrôle du pouvoir législatif (le Parlement) sur le pouvoir exécutif (le Gouvernement) s’exerce vraiment lors des travaux budgétaires puisque chaque division organique (exemple : travaux publics, santé, logement,..) chaque allocation de base (crédits affectés à un programme, l’imputation des dépenses s’effectue sur les allocations de base) fait l’objet de questions plus ou moins pointues des parlementaires.

2. Le rapport de la Cour des Comptes est essentiel car les commentaires et recommandations améliorent la qualité du travail parlementaire. Le Ministre doit répondre aux remarques soulevées ce qui permet de mieux comprendre certains montants.

 

3. La question des délais : ils sont fort courts. Les parlementaires, les collaborateurs et la Cour des Comptes doivent produire un travail précis, sérieux dans un délai restreint.

4. Le rôle du Président de la commission prend également toute son importance pour assurer des débats, certes vifs et animés, mais toujours empreints d’écoute et de respect mutuel ;

5. L’évolution des normes européennes, SEC 95 et SEC 2010 (SEC = Système Européen Comptable), implique l’intégration dans le budget wallon de montants relatifs à des investissements supportés par des Organismes d’Intérêt Public (=OIP). Font notamment parties de ces OIP : SOWAFINAL, le CRAC, la SPAQUE, SWL…

Si je peux comprendre la volonté de transparence souhaitée par les actuelles SEC, je déplore les effets pervers induits par cette logique : augmentation des dépenses publiques, baisse des investissements de la Wallonie, dérapage budgétaire à répétition, sentiment de non maîtrise des dépenses wallonnes dans l’opinion publique.

Enfin, que penser du cru 2015 ? Tout d’abord, j’ai tenu à remercier le Ministre du Budget et son équipe, nouvellement désignés à cette lourde tâche, pour le sérieux et la qualité de son travail.
J’ai également contextualisé, ce que l’opposition de droite oublie systématiquement –et pour cause !-. En effet, la crise économique que nous subissons encore, provient d’une logique ultralibérale de maximisation du profit…
Pour la Wallonie, deux éléments extérieurs capitaux influent sur ce budget 2015 :

D’une part, l’impact de la 6ème réforme de l’état, et la participation à l’effort d’assainissement ; (335 millions)

D’autre part, l’impact des requalifications opérées par l’Institut des Comptes Nationaux (ICN). Ces requalifications sont dues aux nouvelles normes européennes et le budget wallon doit impacter la totalité des fonds destiner aux Organismes d’Intérêt Public, sans pouvoir travailler sur des intérêts, investissements, retour sur investissements, amortissement…… (568 millions)
Le budget wallon 2015, sans ces deux éléments strictement externes, présenterait un déficit limité à 190 millions…

J’ai tenu à souligner la qualité du travail accompli, par le gouvernement wallon avec sérieux et responsabilité : pas de nouvelles taxes, des mesures d’économies calibrées et toujours susceptibles d’évolution, le dialogue est la norme dans un gouvernement avec des socialistes !

Conclusion : certes des économies s’avèrent indispensables mais elles sont prises sans persécuter le travailleur, sans « rage taxatoire », dans l’esprit de la préservation du pouvoir d’achat, du bien-être des travailleurs, et sans aucune commune mesure avec un gouvernement des nantis (MR-NVA) où l’austérité implique des mesures injustes et aveugles.

Technology Assessment : le travail continue…

Depuis 2008, je me bats pour intégrer le Technology Assessment au sein du Parlement wallon.

En effet, cet outil permet d’évaluer les choix technologiques et scientifiques et d’aider à la décision politique. En outre, ce projet améliore la dimension de démocratie participative en permettant aux citoyens de mieux comprendre les enjeux sociétaux liés aux avancées technologiques scientifiques.

Après avoir rédigé une proposition de résolution sur le sujet, j’ai réussi à obtenir un vote unanime et l’adhésion de chaque groupe politique au Parlement wallon.

Ensuite, j’ai organisé, avec l’aide du groupe Spiral et du projet européen PACITA, des groupes de travail pour tester l’idée avec mes collègues. Nous avons clôturé ce processus par le dépôt d’une proposition de décret.

Après Copenhague en 2012, ces 27 et 28 octobre 2014, j’ai été invitée, à Oslo, par l’EPTA (European Parliamentary Technology Assessment network) à participer à la conférence annuelle qui regroupe tous les responsables européens de Technology Assessment. Les russes et les américains sont également présents et les débats s’organisent autour de questions telles que : Les technologies peuvent-elles nous aider à faire face au vieillissement de la population ? Les robots vont-ils remplacer les travailleurs ? Les avancées scientifiques sont-elles capables de diminuer notre empreinte carbone ?

Pour ma part, j’y ai présenté l’état d’avancement du projet en Wallonie.

Ces questions me passionnent et entrent en relation avec mes autres domaines de prédilection : la créativité et l’innovation.

Lors de mon intervention durant le débat mené dans la salle plénière du Parlement norvégien, j’ai pu expliquer l’intérêt d’un projet tel que Creative Wallonia pour la transformation de notre économie grâce à la créativité et à l’intelligence sociale.

Bien sûr, en tant que montoise, j’ai joué mon rôle d’ambassadrice de Mons 2015 en remettant le programme de notre capitale culturelle européenne à mes collègues français, portugais, danois,…

Je les ai, également, invités à la fête d’ouverture : le 24 janvier 2015 !

Mon objectif pour les prochains mois : faire voter ma proposition de décret sur le Technology Assessment et mettre enfin en place un tel outil au sein du Parlement wallon.

Ma difficulté : tous les collègues parlementaires avec lesquels j’ai travaillé ne sont plus élus au Parlement wallon.

Je ne pars pas de zéro mais je dois, de nouveau, persuader et convaincre chaque groupe politique de la nécessité de soumettre nos décisions au Technology Assessment.

Connaissez-vous le Technology Assessment ? Si oui, vous en pensez quoi ?

Présidente de la commission santé du Parlement wallon

Depuis le mardi 30 septembre 2014, j’ai le plaisir de présider la commission des travaux publics, du patrimoine, de la santé et de l’action sociale du Parlement wallon.

Cela implique d’organiser les travaux en conférence des présidents sur la base de discussions avec les membres de la commission ainsi qu’avec le secrétaire de la commission. Cela nécessite de travailler en bonne intelligence avec le cabinet du Ministre Maxime Prévôt et dans le respect de la dynamique parlementaire. Je trouve important de respecter la parole de chacun.

Avec le transfert de compétences en matière de santé, les débats risquent d’être assez animés sur les contours du paysage du secteur hospitalier wallon.

La politique de la personne handicapée sera, aussi, au coeur de nos discussions. Sans oublier toute la dimension relative à l’égalité des chances.

Nous allons également nous pencher sur l’état d’avancement de nos travaux routiers. Marre des bouchons :-/

Le patrimoine wallon fera, sans doute, l’objet de nombreuses questions parlementaires.

Même si cette fonction m’empêche de me rendre dans toutes les commissions puisque je tiens à assumer pleinement cette présidence, elle correspond à ma personnalité sereine et orientée vers les démarches participatives.

C’est la rentrée ! Mes 5 défis à venir….

J’aime beaucoup le temps des vacances qui permet de se retrouver en famille et entre amis. C’est le temps de l’insouciance, du repos, de l’introspection aussi…. mais la rentrée reste le moment de l’année qui me stimule le plus. Je sens que toute l’énergie, accumulée pendant la pause estivale, ne demande qu’à s’exprimer au travers de projets porteurs pour le citoyen.

Cette année, 5 défis vont mobiliser mon attention :

1. Depuis le 13 juin 2014, je suis présidente du Centre Hospitalier Universitaire et Psychiatrique de Mons-Borinage (plus connu sous les noms d’Ambroise Paré et du Chêne-aux-Haies). Cette intercommunale qui emploie plus de 1.800 personnes et génère un chiffre d’affaires de 147 millions € s’est développée de façon magistrale et mon défi sera de consolider cette position tout en gardant l’âme de l’hôpital qui doit rester un acteur majeur du développement de notre région de Mons-Borinage. J’attache une grande importance à notre mission qui est de proposer une offre de qualité en matière de soins de santé à toute la population de notre bassin de soins.

2. Ma réélection au Parlement wallon implique que mon travail parlementaire se poursuivra dans l’intérêt du développement de la Wallonie. Cette 6ème réforme de l’Etat qui nous octroie plus de compétences essentiellement en matière d’emploi et de santé et qui nous permettra de développer des politiques plus cohérentes. Je continuerai à porter la voix des citoyens de Mons-Borinage dans mes domaines de prédilection : le développement économique, l’insertion socio-professionnelle, le logement et, désormais, les soins de santé, l’urbanisme et le tourisme.

 

3. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, je serai le relais des universités et des hautes-écoles de Mons afin de donner du relief au travail réalisé par nos chercheurs, nos enseignants au bénéfice de toute une région. L’enseignement reste un outil d’émancipation sociale auquel je tiens étant donné mon vécu. Sans oublier la culture, mon passage en tant qu’échevine a laissé des traces tenaces que je compte bien développer dans mon activité de députée.

4. Avec toute la population montoise et des environs, je tiens à relever le défi de Mons 2015. Il s’agit vraiment d’une opportunité unique dans la vie d’une personne, d’une ville, d’une région de se réinventer. J’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs responsables des précédentes capitales européennes de la culture (Lille, Bruges, Rotterdam, Marseille,… et il me semble indispensable de m’investir pour que ce projet (avec ses défauts et ses qualités) soit une réussite.

5. Last but not least… Mon dernier défi sera de rester moi-même, de garder les pieds sur terre et de prendre du temps pour celles et ceux que j’aime et qui me le rendent si bien. La vie politique peut être dure parfois… Elle peut nous déconnecter de la réalité aussi. Ma volonté est de garder cet optimisme qui me caractérise et qui me vient, aussi, de mon entourage…

Excellente campagne à toutes et à tous

Hello !

Je suis candidate à la 2ème place effective de la liste PS pour les élections régionales du 25 mai 2014.

Après 10 ans de parlement, ma motivation reste intacte pour défendre, avec force et conviction, les intérêts de la région de Mons-Borinage au niveau wallon.

Mes combats furent nombreux et variés, par exemple :

  • La défense du secteur de l’insertion socio-professionnelle car je sais que les stagiaires des entreprises de formation par le travail (EFT) ou des organismes d’insertion socio-professionnelle (OISP) fournissent des efforts extraordinaires pour s’en sortir, obtenir de nouvelles qualifications et retrouver un projet de vie positif. La voix des acteurs de terrain de Mons-Borinage a été entendue pour la réforme du secteur.
  • Le travail mené pour le développement d’une économie créative et numérique via le programme Creative Wallonia sachant que nous bénéficions sur Mons-Borinage de la présence de Google, du Microsoft Innovation Center ou encore du centre de formation Technocité. Dans notre Digital Innovation Valley, une communauté de start-ups actives dans le numérique et dont les compétences sont reconnues dans le monde entier. Des résultats concrets ont été engrangés : espace de travail co-working à Mons, la Haute Ecole Condorcet a réussi l’appel à projets Creative School Lab, la semaine wallonne de la créativité est passée par Mons,….
  • Mon implication dans la politique du logement wallon pour porter la parole des habitants au parlement et interpeller le Ministre sur la question de la précarité énergétique. Nous avons gagné l’appel à projets “Quartiers en transition” pour la requalification du Domaine d’Epinlieu à savoir 5.000.000 € pour un projet qui allie rénovation urbaine, démarche participative et développement durable au sein d’un quartier de 1000 habitants,…
  • Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, je me suis, particulièrement investie dans l’enseignement supérieur. Pour oeuvrer à un accès le plus large possible aux Universités et aux Hautes Ecoles afin d’augmenter le nombre de diplômés dans notre région.

A l’avenir, je veux continuer à me battre afin d’améliorer l’efficacité de notre économie wallonne via le programme Creative Wallonia avec des retombées concrètes pour Mons-Borinage, je veux poursuivre la rénovation des quartiers d’habitations sociales pour éviter la création de ghettos, travailler aussi sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire (une nouvelle corde à mon arc que j’ai développé grâce à mon échevinat), je veux favoriser l’apprentissage des langues, développer les atouts de Mons-Borinage dans le domaine touristique avec l’aide de notre intercommunale de Développement économique (IDEA) car le tourisme constitue un levier économique fort pour notre région notamment grâce au patrimoine UNESCO et au fait que Mons soit capitale culturelle de l’Europe en 2015.

Enfin, j’accorde une importance à la sécurité des personnes. Selon moi, tout citoyen doit se sentir à l’aise dans son quotidien, dans sa ville…. Par une action qui allie prévention et fermeté avec l’aide des acteurs de terrain, je veux contribuer au mieux vivre ensemble.

Bref, les projets ambitieux foisonnent, mes idées sont nombreuses et créatives et si vous voulez les porter avec moi, je vous suggère de prendre contact via ce blog ou via mon adresse mail : joelle@kapompole.be ou en appelant le 0487/385280.

Merci d’avance pour votre soutien !

 

Saint-Valentin….

Le 14 février, c’est la Saint Valentin !

 Et la Saint Valentin c’est la fête de tous les amoureux !

 Ce jour là (encore plus que d’habitude^^), on partage un moment privilégié avec sa moitié. On la gâte, on lui offre des fleurs, des bijoux dans le cou, un joli cadeau ou tout simplement son cœur.

 Moi, j’aimerais profiter de ce jour particulier pour vous présenter un cœur, un grand cœur, un cœur « coup de cœur », par un artiste reconnu de notre région, Alfredo Longo.

 Alfredo Longo a choisi la récupération comme moyen d’expression. A travers de son projet citoyen « Un geste pour la planète, un cœur tout en canettes », il réalise d’immenses cœurs colorés, constitués de milliers de canettes en aluminium recyclées.

Pour cet artiste, une canette usagée devient un moyen d’expression créative et la matière première de ses œuvres d’arts.

 Alfredo Longo a manifesté le souhait de collaborer avec la Ville de Mons afin qu’un de ces cœurs puisse battre sur notre territoire.

Nous avons saisi, à bras le corps, cette volonté de collaboration manifestée par ce talentueux montois au travers de la Commission d’Intégration des Œuvres d’Art créée il y a quelques mois, à mon initiative, afin de mettre en place une politique cohérente d’accueil de l’art dans le contexte urbain.

 Grâce à ce nouvel outil, j’espère que nous parviendrons à concrétiser ce beau projet !

 Et entre temps, bonne Saint-Valentin à toutes et tous ! …Et célibataires : prenez garde, l’amour n’est jamais loin ;-) !